Arthur Dranca, rapport circonstancié
Les chansons d'Arthur Dranca parlent sans détours.
Elles sont souvent tristes, parfois drôles et cruelles, elles ne s'embarrassent pas d'adjectifs inutiles ou
de fausses pudeurs. Elles parlent de pulsions, de sang et de tendresse aussi. L'énergie nerveuse et débridée contraste parfois aux langueurs retenues, l'écriture taillée à la serpe aux arrangements ciselés.
Arthur Dranca pratique la musique depuis sa plus tendre enfance. Des bancs du conservatoire sur lesquels il a passé son enfance et une bonne partie de son adolescence, il a retenu la rigueur de l'écriture et de l'écoute classique. Des après midi passés dehors à trainer est restée l'énergie et le besoin d'ouverture du rock. Il a donc eu l'occasion de passer par (presque) toutes les coupes de cheveux du rocknroll avant de poser sa valise du côté francophone de la chanson .
A ce jour, le tunnel qu'il s'échine à creuser sous l'Atlantique est déja bien avancé, qui relie la grande tradition du songwriting anglophone (comprendre par là les suspects habituels, Nick Cave, Lou Reed, Brian Wilson et consorts) à la chansonnette locale (de Ferret à Perret, de Murat à Ferrat), en passant par les paradis fiscaux de la folk, du rock électrique, ou de la pop lumineuse des sixties. Les passagers de la variété exigeante s'en frottent les mains.
ARTHUR DRANCA EN QUELQUES FAITS
Arthur joue du piano (voir photo ci-contre) et accessoirement du saxophone (alto et soprano). Un tout petit peu de guitare (c'est utile), un tout petit peu plus de basse (c'est utile aussi), il sait taper sur une batterie.
Arthur fait des concerts, en formule électrique (en quintet), semi-acoustique (piano et guitare électrique en duo) ou en solo piano/voix. On a pu le voir récemment au Connétable, à l'entrepôt, à l'Ogresse théatre...
En bon cowboy solitaire, il aime à faire les choses tout seul: il construit son propre matériel d'enregistrement et ses propres micros. Il se coupe les cheveux tout seul (sans commentaire), il accorde son piano droit et son Rhodes lui même.
Il est aussi ingénieur du son ou réalisateur pour d'autres. Il a notamment collaboré au manettes avec Ahmed Lasfer, Thierry Blanchard ou Sam.
Il est persuadé d'avoir un don lui permettant une communication immédiate et sans faille avec les chats, ce qui lui vaut de régulièrement se rouler sur les tapis et de frotter fiévreusement sa joue contre les coins des meubles. En revanche, il admet ne rien comprendre aux chiens.